Suite à Horace, Un semblable forfait, nous envisageons de poursuivre notre travail autour des pièces politiques de Pierre Corneille. Cinna est l’histoire d’un coup d’état. Corneille y explore les conditions d’une justice politique à même d’apaiser les tensions sociales d’une nation. Il interroge le machiavelisme politique dont il  confie à Livia, l'impératrice, le soin d'en porter la parole.  Dans sa pièce, Corneille se concentre sur la dernière victoire d’Auguste, qui le fit désamorcer la conjuration de Cinna. Néanmoins, il nous semblait important de ne pas oublier les conditions qui ont permis à Auguste de prendre le pouvoir et de le garder toute sa vie de manière absolue, à la manière d’un roi, malgré les allures républicaines qu’il donnait à son règne. C’est la peste, en 22 av JC qui poussa le peuple à la « servitude volontaire » (le terme est d’Etienne de La Boétie - 1576). De crise en crise, Auguste a pris les pleins pouvoirs sans que personne ne s’en aperçoive, la paix joint à l’abondance étant le meilleur aveuglement des peuples (Panem et circenses a été prononcé par César, père adoptif d’Auguste). Contrairement à Corneille, c’est donc à la peste de Rome que nous situons le début du drame et nous évitons les ressorts amoureux de la pièce originelle.

 

La pièce mêlera l’alexandrin classique, l’écriture philosophique et la prose contemporaine.

D'après Cinna, de Pierre Corneille

Avec : Jules Tricard, Emeline Blanc, Clara Vidal, Nathan Le Pommelet, Félix Rudel, Marion Rozé.

Musique : Manusound et Marc Sens

Son, lumière et vidéo : Nicolas Crespo

Conception et réalisation : Marie Reverdy

Assistant à la mise en scène : Cyprien Deve

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​© M.R.

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