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​© M.R.

Editions Chronique Sociale 

Suite à un calembour, sur Canal+, dans lequel un chroniqueur, poing levé et criant « Je suis Charlie » affirmait devoir lutter contre « l’intelligence artificielle » des habitants de PACA, Marie Reverdy a rédigé cet ouvrage sur la question du stigmate et de son impact dans la construction identitaire.
Pierre Bourdieu constatait déjà, dans un article de 1980 intitulé « L’identité et la représentation, éléments pour une réflexion critique sur l’idée de région », que le stigmate créait l’identité par réaction. Les discriminations dont certains groupes font aujourd’hui l’objet s’inscrivent donc dans une tradition très française.
Afin de mesurer la portée de ces enjeux sociaux, l’auteure explore, dans une première partie, les différentes conditions d’un éventuel pouvoir de persuasion des médias.
Comprendre les mécanismes de la stigmatisation dans la construction identitaire des « stigmatisés » et dans les effets qu’ils produisent sur l’estime de soi fait l’objet de la deuxième partie. Sont ensuite présentés les stigmates les plus courants qui existent dans la culture française.
Après avoir souligné l’impact de la stigmatisation, l’auteure présente, lors de la troisième partie, quelques outils d’analyse afin de repérer et de désamorcer les énoncés stigmatisants. Mais, bien au-delà, Marie Reverdy propose un modèle énonciatif inspiré de la sociolinguistique, de la géographie sociale et de l’art, qui nous permettraient de construire des représenta­tions plus justes de notre situation actuelle, car l’auteure défend l’idée que les faits ne parlent pas d’eux-mêmes, pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont aucune existence objective. Seules nos interprétations existent et in-forment notre réel. Mais, bonne nouvelle, nous en sommes les seuls maîtres.

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