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ÀPROPOS

Marie Reverdy est dramaturge pour plusieurs compagnies en théâtre et en danse, en salle et en espace pulic. A ce titre, elle enseigne la dramaturgie à l'Université Paul Valéry Montpellier3 qu'elle a également enseignée à l'Université Stendhal Grenoble3 et l'Université d'Avignon. Elle intervient auprès de la FAI-AR à Marseille, de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Montpellier dans le cadre du DPEA de Scénographie et du Conservatoire de Montpellier.

"Mon travail de dramaturge consiste en tout premier lieu en l'analyse de la structure du drame, déjà écrit ou en projet. Tout au long de la collaboration avec l'équipe artistique, le dramaturge veille à la cohérence et à la lisibilité du propos artistique, ainsi qu'à la cohésion des signes présents sur scène.

Il existe plusieurs outils d'analyse textuelle et visuelle, mais cette partie théorique ne trouve sa pleine expression qu'à la condition d'être orientée dans une perspective du passage à la scène.

Accompagnant le travail du plateau, mon rôle consiste également à souligner et à théoriser le parti-pris esthétique de l'oeuvre à venir ainsi qu'à l'inscrire dans le parcours singulier qui constitue l'identité artistique de la Compagnie."

Pendant près de 15 ans, elle a été collaboratrice permanente de la revue d'art contemporain Offshore dans laquelle elle rédigeait la chronique Théâtre et a également écrit dans la revue Mouvement. Elle fonde aujourdh'ui la toute jeune revue SpinticA.

Marie Reverdy

dramaturgie.moho@gmail.com

Editions Chronique Sociale 

Suite à un calembour, sur Canal+, dans lequel un chroniqueur, poing levé et criant « Je suis Charlie » affirmait devoir lutter contre « l’intelligence artificielle » des habitants de PACA, Marie Reverdy a rédigé cet ouvrage sur la question du stigmate et de son impact dans la construction identitaire.
Pierre Bourdieu constatait déjà, dans un article de 1980 intitulé « L’identité et la représentation, éléments pour une réflexion critique sur l’idée de région », que le stigmate créait l’identité par réaction. Les discriminations dont certains groupes font aujourd’hui l’objet s’inscrivent donc dans une tradition très française.
Afin de mesurer la portée de ces enjeux sociaux, l’auteure explore, dans une première partie, les différentes conditions d’un éventuel pouvoir de persuasion des médias.
Comprendre les mécanismes de la stigmatisation dans la construction identitaire des « stigmatisés » et dans les effets qu’ils produisent sur l’estime de soi fait l’objet de la deuxième partie. Sont ensuite présentés les stigmates les plus courants qui existent dans la culture française.
Après avoir souligné l’impact de la stigmatisation, l’auteure présente, lors de la troisième partie, quelques outils d’analyse afin de repérer et de désamorcer les énoncés stigmatisants. Mais, bien au-delà, Marie Reverdy propose un modèle énonciatif inspiré de la sociolinguistique, de la géographie sociale et de l’art, qui nous permettraient de construire des représenta­tions plus justes de notre situation actuelle, car l’auteure défend l’idée que les faits ne parlent pas d’eux-mêmes, pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont aucune existence objective. Seules nos interprétations existent et in-forment notre réel. Mais, bonne nouvelle, nous en sommes les seuls maîtres.